Lors de la seconde réunion de rentrée de La SABLINE, le sujet portait sur les Caméllias.
Cette espèce aux multiples variétés, de culture facile et aux qualités environnementales incontestables est trop peu présente dans nos jardins et c'est bien dommage. Je vous livre ici un petit topo non exhaustif qui peut être vous fera voir ces plantes d'un autre œil.
Originaire d’Extrême Orient, en particulier Chine, Japon où il se nomme Tsubaki, Birmanie et Cambodge, le Camélia doit son nom botanique à Linné qui le dédia au père Georges - Joseph Kamel qui d’ailleurs n’a rien à voir avec cet arbuste qu’il ne vit jamais.
Botanique :
Dans l’ordre des Ericales, le genre Camellia appartient à la famille des Théacées.
Le type floral répond à la formule
5 Sépales + x 5 Pétales + ¥ Etamines + 3 Carpelles
Cependant le nombre de sépales et de pétales est variable, de 4 à 7 ou de leurs multiples dans les variétés horticoles.. Le fruit est une capsule à 3 loges contenant chacune une graine, parfois plus . Les étamines grandes, très nombreuses, longues et jaunes sont soudées par paquets à la base des pétales et contribuent souvent à rendre les fleurs attractives, comme chez les hybrides dits de Higo ».
Le genre Camellia compte de nombreuses espèces (200) classées en 20 sections, à l’intérieur de 4 sous-genres par le botaniste chinois, Chang.
Ces différentes espèces revêtent un intérêt particulier en horticulture, soit en tant que telles pour leurs qualités propres, (couleur jaune, parfum.) soit pour l’hybridation.
Un aperçu de ces différentes espèces cultivables chez nous :
- I Sous- genre Protocamellia Chang (3 sections) : Camellia yunnanensis
- II Sous - genre Camellia Chang ( 7 sections) dont le type représentatif est Camellia japonica.
Section 4 : Oleifera
C. sasanqua
C. oleifera est cultivé en Chine et Indochine pour la production d’huile de consommation et la fabrication de produits cosmétiques, à partir de ses graines.
Section 6 : Paracamellia
C. yushinensis (ou grijsii)
C. maliflora
C. myagii
Section 10 : Camellia ( 3 séries, 45 espèces)
C. reticulata
C.hiemalis
C.saluennensis
C.japonica et ses sous- espèces japonica var. japonica , japonica var. macrocarpa, rusticana
- III Sous-genre Thea Chang (8 sections 65 espèces)
Le genre Théa est essentiellement connu par une seule espèce, le théier, arbuste de 1.20m environ, originaire de Chine mais largement cultivé en Asie du Sud Est, dont les jeunes feuilles servent à la fabrication du thé. Ses fleurs blanches sont insignifiantes. On le trouve décrit sous des noms différents:
- Thea sinensis
- Camellia sinensis
- Camellia theifera
Il comprend bien d’autres espèces
Section 14 : Chrysantha . Les camélias à fleurs jaunes, d’introduction récente (Thoby et Rossmann)
C. chrysantha
Section 16 : Thea
C.sinensis et ses sous espèces var sinensis, var assamica,
- IV Sous-genre Metacamellia Chang ( 2 sections, 69 espèces)
C. tsaii
C. lutchuensis
C. transarisanensis
C. rosaeflora
C. caudata
C. salicifolia
Certains d’entre vous auront sans doute remarqué que Camellia williamsii n’est pas mentionné. Cela est tout à fait normal, car il résulte d’une hybridation entre C.japonica et C.saluenensis, espèce très rustique originaire des montagnes de l’ouest chinois . On le note Camellia x williamsii
Les hybrides williamsii, dont le plus ancien est « Donation », suivi des « Waterhouse » et des « Jury ‘s » sont intéressants à divers titres :
- leur rusticité
- leur floribondité
- leur large palette de couleurs et la diversité des formes de leurs fleurs
- leur côté « auto-nettoyant » les fleurs fanées tombant toutes seules contrairement aux Japonica.
De même, les Camellia x vernalis sont le résultat d’un croisement entre sasanqua et japonica.Du sasanqua il a gardé la floraison automnale, du japonica il a gardé le prot érigé, contrairement aux sasnqua qui sont de tendance souple, voire pleureurs.
Le jardin de Camélias.
Plus facile à cultiver dans nos sols sableux que les Camellia japonica, sasanqua, et leurs hybrides williamsii et vernalis, c’est difficile. Il y en a pour tous les goûts côté couleur depuis le blanc pur jusqu’au rouge presque noir, en passant par les presque jaune, avec Jury's Yellow, avec des fleurs grosses ou petites, simples, doubles, paeniformes, imbriquées, unicolores ou jaspées. La période de floraison s’étend de septembre à mai si on prend soin de choisir une bonne palette de variétés. On a même le parfum chez certaines espèces ( Tsaii, Yushinensis, entre autres) sasanqua et hybrides. Les formes sont variables, port raide ou souple, trapu, aéré ou rampant.
Côté culture, mi-ombre, humidité ambiante et terreau de feuilles en paillage à volonté, un peu d’engrais après la floraison, éventuellement, c’est suffisant. Dans son habitat naturel, le Camélia habite les sous-bois, ne l’oubliez pas !
Seul point technique, comme chez les rhododendrons, les boutons à fleurs se forment en été et ils ont besoin de beaucoup d’humidité atmosphérique.
On peut les utiliser isolés, en massifs ou en haies, ils se taillent très bien et fleurissent d’autant plus que les boutons se forment à l’extrémité des brindilles. (Un de nos anciens adhérents en avait une belle haie qu’il taillait au carré avec un système de son invention : taille haie monté sur un caddie de super marché).
La multiplication se fait par bouturage à chaud, l’été, par marcottage aérien ou par semis. Dans ce cas, vous avez de nombreuses chances d’obtenir le C. japonica var japonica, rouge à fleur simple introuvable chez les pépiniéristes, ou, avec un peu de chance un nouvel hybride intéressant. Pour savoir il vous faudra patienter quelques années , entre 5 et 7 ans.
Pour retrouver toutes ces informations et bien d’autres ;
Les Camélias de Jean Laborey Ed. La Maison Rustique
Pour se procurer des variétés intéressanteset dont des botaniques qui ne se trouvent nulle part ailleurs
Jean Thoby. Plantarium de Gaujacq125 Rouite de Bastennes 40330
Pépinières Maymou Chemin du Moulin à Habas 64100 Bayonne
Pour retrouver toutes ces informations et bien d’autres ;
Les Camélias de Jean Laborey Ed. La Maison Rustique
Pour se procurer des variétés intéressantes, dont des botaniques qui ne se trouvent nulle part ailleurs
Jean Thoby. Plantarium de Gaujacq125 Rouite de Bastennes 40330
Pépinières Maymou Chemin du Moulin à Habas 64100 Bayonne
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