Mardi 10 novembre 2009
Au moment où j’écris ce bulletin, il tombe une fine pluie. La première depuis si longtemps, sera t-elle suffisante pour abreuver nos jardins desséchés ?
Il ne faudrait pas nous laisser abuser par cet été qui s’éternise outrageusement, certes on peut estimer le bon côté des choses, la douceur des températures retarde le moment de chauffer les habitations, c’est bon pour les économies d’énergie et les émissions de CO2 , mais il ne faudrait pas oublier de rentrer vos plantes frileuses, pour parer toute éventualité climatique, l’an dernier à même époque il gelait la nuit, et la réalité de la saison peut nous tomber dessus sans préavis.
Les travaux traditionnels de l’Automne, semis, greffes, bouturages…sont gravement compromis, car une fois les conditions optimales dépassées les choses se compliquent. Les plantes souffrent, même si on les maintient en survie par des arrosages, et les chances de réussite s’amenuisent avec le temps qui passe et les risques de gelées arrivant sur des plantes fragilisées.
Cela m’amène à vous parler de chronobiologie.
Les plantes sont des organismes vivants et comme tels soumises à des rythmes biologiques auxquels nous devons, nous les jardiniers, accorder toute leur importance. Cette évidence m’a été rappelée cette année par la clématite cirrhosa, celle qui fleurit en hiver. En novembre dernier, j’ai dû la tailler, et logiquement j’ai fait des boutures que j’ai abritées dans la serre. Après un bon démarrage, ces boutures ont montré des signes de dépérissement, auxquels j’ai désespérément cherché une solution, mais rien n’y a fait. Or, depuis quelques jours, je constate que les boutures survivantes, y compris un morceau de tige oublié dans un pot, se mettent à pousser vigoureusement. Parallèlement je constate une reprise de végétation spectaculaire sur le pied mère qui avait perdu toutes ses feuilles.
Cela m’a permis de comprendre pourquoi les boutures réalisées au Printemps, les années précédentes ont toutes été suivies d’échec. Du moins c’est une hypothèse.
Cette chronobiologie, nous la constatons avec les calendriers de semis. La graine est un organisme vivant en dormance, elle attend les conditions favorables à sa germination, écrites dans ses gènes. Pour certaines, seules les conditions d’humidité suffisent, pour d’autres c’est la longueur des jours ou encore un passage par le froid. C’est ainsi que les plantes sauvages poussent et fleurissent chacune à une époque déterminée., sans intervention humaine, et on ne peut que s’émerveiller du fait que la saison des fleurs s’étale naturellement sur toute l’année, pour le plus grand bonheur des insectes.
Ceci m’amène à vous annoncer, si vous ne le savez pas déjà, que 2010 sera l’année de la Biodiversité. C’est une mode maintenant établie, d’attribuer une cause à une année, sans que pour autant cela induise beaucoup d’actions concrètes, hélas !
Pour que cette année de la Biodiversité ne reste pas qu’une opération de communication stérile, je pense que nous tous et toutes, proches de la nature, avons le devoir d’agir pour le respect de cette biodiversité, tant animale que végétale, bien malmenée par nos civilisations vouées au matérialisme et à la marchandisation, y compris du vivant.
La tâche est immense, car partout dans le monde, la biodiversité est immolée sur l’hôtel des profits ; destruction des forêts tropicales pour cultures de palmier à huile, de soja OGM et de plantes à nécrocarburant, ou pour élevage intensif de bovins .
Plus près de chez nous, communiquer sur la préservation des plantes sauvages devient une nécessité, surtout quand on voit apparaître au bord des routes, après éradication des plantes sauvages, les semis de cosmos, au nom de la biodiversité. Là je me dis qu’il y a du travail !
Comment inciter nos concitoyens à préserver l’environnement en bannissant définitivement l’usage des pesticides dans les jardins et sur les trottoirs? Voilà je pense une tâche ardue à laquelle nous devrions nous atteler.
Dany
En ce moment à la bibliothèque de Saint Jean d’Illac, exposition : Plantes sauvages de chez nous, les mercredis et samedis, jours d’ouverture de la bibliothèque. Cette exposition est organisée par l’association La Mémoire Illacaise, avec les documents de La SABLINE. Vous pourrez y admirer les aquarelles que Lydie Guillem, présidente de l’AMI, a réalisées à partir de nos documents.
Propositions faites lors de la réunion de septembre :
Animation de la fête de printemps : deux axes principaux, communiquer dans le cadre de la semaine des alternatives aux pesticides et impliquer les enfants.
- présenter l’exposition sur les plantes sauvages,
- présenter les plantes sauvages vivantes : pour cela il faut que chacun récupère, dans son jardin, les plantes spontanées, une séance d’identification et d’étiquetage pourra se faire début mars. Pour mémoire, nous avons déjà fait ce type de manifestation qui avait rencontré un franc succès.
- Proposer des recettes à base de plantes sauvages.
L’implication des enfants pourrait prendre la forme d’ateliers :
- dessiner son jardin ou une plante sauvage….
- exposition de dessins d’enfants, réalisation d’une fresque…. ;
- bouturage,
- plantation d’un bulbe,
- questionnaire sur l’exposition ….
La boite à idées est ouverte. N’hésitez pas à faire part des vôtres et aussi à proposer votre aide pour assurer ces ateliers. Pour rappel la manifestation de Printemps aura lieu le 28 mars 2010.
A noter : La SABLINE participe au jury du concours des jardins fleuris de St Jean d’Illac, et la remise des prix aura lieu lors de la manifestation de printemps.
Banque de graines :
Il n’est pas encore trop tard pour récolter les graines sur vos fleurs. Nous ferons une séance d’ensachage un vendredi matin de février. Il serait bien que chacun se préoccupe de trouver une illustration des plantes proposées, pour mieux présenter les graines.
Bibliothèque :
Proposition est faite de l’ouvrir le 4°vendredi de 10h à 12h, y compris aux habitants de St Jean d’Illac, moyennant une cotisation réduite. Pour rappel, le principe de la caution annuelle pour emprunter un ouvrage est maintenu. La caution est fixée à 30 €.
Assemblée Générale :
La date a été fixée au 26 novembre à 20h. Réservez votre soirée.
Le mystère de la Terra preta, élucidé :
La terre noire ( Terra preta en brésilien) est un sol anthropogénique (c'est-à-dire d'origine humaine) d'une fertilité exceptionnelle due à des concentrations particulièrement élevées en charbon, matière organique et nutriments tels que azote (N), phosphore (P), potassium (K), et calcium (Ca) . Il contient aussi une quantité remarquable de tessons de poterie, et l'activité micro-organique y est des plus développées.
Alex nous a fait passer cet article très intéressant sur cette terre fertile inépuisable, à lire sur le site :
http://activart.com/notre-monde/terra-preta-fertilisation-stockage-co2-sols-pedogenese.php
Il pourrait être intéressant d’essayer de reproduire ce type de terreau , à base de déchets organiques, de charbon de bois réalisé à basse température et de tessons d’argile, milieu apparemment propice au développement de bactéries productrices de compost. Une expérience à tenter.
Graines de tomates Bio :
Jean Marc Huot, ‘père’ du fuchsia La Sabline, est aussi un passionné de tomates. Il nous propose des graines de sa collection. Les photos sont sur le blog : . On peut aussi les voir sur le site Jean Marc : http://fuchsiacademie.over-blog.fr/
Il ne faudrait pas nous laisser abuser par cet été qui s’éternise outrageusement, certes on peut estimer le bon côté des choses, la douceur des températures retarde le moment de chauffer les habitations, c’est bon pour les économies d’énergie et les émissions de CO2 , mais il ne faudrait pas oublier de rentrer vos plantes frileuses, pour parer toute éventualité climatique, l’an dernier à même époque il gelait la nuit, et la réalité de la saison peut nous tomber dessus sans préavis.
Les travaux traditionnels de l’Automne, semis, greffes, bouturages…sont gravement compromis, car une fois les conditions optimales dépassées les choses se compliquent. Les plantes souffrent, même si on les maintient en survie par des arrosages, et les chances de réussite s’amenuisent avec le temps qui passe et les risques de gelées arrivant sur des plantes fragilisées.
Cela m’amène à vous parler de chronobiologie.
Les plantes sont des organismes vivants et comme tels soumises à des rythmes biologiques auxquels nous devons, nous les jardiniers, accorder toute leur importance. Cette évidence m’a été rappelée cette année par la clématite cirrhosa, celle qui fleurit en hiver. En novembre dernier, j’ai dû la tailler, et logiquement j’ai fait des boutures que j’ai abritées dans la serre. Après un bon démarrage, ces boutures ont montré des signes de dépérissement, auxquels j’ai désespérément cherché une solution, mais rien n’y a fait. Or, depuis quelques jours, je constate que les boutures survivantes, y compris un morceau de tige oublié dans un pot, se mettent à pousser vigoureusement. Parallèlement je constate une reprise de végétation spectaculaire sur le pied mère qui avait perdu toutes ses feuilles.
Cela m’a permis de comprendre pourquoi les boutures réalisées au Printemps, les années précédentes ont toutes été suivies d’échec. Du moins c’est une hypothèse.
Cette chronobiologie, nous la constatons avec les calendriers de semis. La graine est un organisme vivant en dormance, elle attend les conditions favorables à sa germination, écrites dans ses gènes. Pour certaines, seules les conditions d’humidité suffisent, pour d’autres c’est la longueur des jours ou encore un passage par le froid. C’est ainsi que les plantes sauvages poussent et fleurissent chacune à une époque déterminée., sans intervention humaine, et on ne peut que s’émerveiller du fait que la saison des fleurs s’étale naturellement sur toute l’année, pour le plus grand bonheur des insectes.
Ceci m’amène à vous annoncer, si vous ne le savez pas déjà, que 2010 sera l’année de la Biodiversité. C’est une mode maintenant établie, d’attribuer une cause à une année, sans que pour autant cela induise beaucoup d’actions concrètes, hélas !
Pour que cette année de la Biodiversité ne reste pas qu’une opération de communication stérile, je pense que nous tous et toutes, proches de la nature, avons le devoir d’agir pour le respect de cette biodiversité, tant animale que végétale, bien malmenée par nos civilisations vouées au matérialisme et à la marchandisation, y compris du vivant.
La tâche est immense, car partout dans le monde, la biodiversité est immolée sur l’hôtel des profits ; destruction des forêts tropicales pour cultures de palmier à huile, de soja OGM et de plantes à nécrocarburant, ou pour élevage intensif de bovins .
Plus près de chez nous, communiquer sur la préservation des plantes sauvages devient une nécessité, surtout quand on voit apparaître au bord des routes, après éradication des plantes sauvages, les semis de cosmos, au nom de la biodiversité. Là je me dis qu’il y a du travail !
Comment inciter nos concitoyens à préserver l’environnement en bannissant définitivement l’usage des pesticides dans les jardins et sur les trottoirs? Voilà je pense une tâche ardue à laquelle nous devrions nous atteler.
Dany
En ce moment à la bibliothèque de Saint Jean d’Illac, exposition : Plantes sauvages de chez nous, les mercredis et samedis, jours d’ouverture de la bibliothèque. Cette exposition est organisée par l’association La Mémoire Illacaise, avec les documents de La SABLINE. Vous pourrez y admirer les aquarelles que Lydie Guillem, présidente de l’AMI, a réalisées à partir de nos documents.
Propositions faites lors de la réunion de septembre :
Animation de la fête de printemps : deux axes principaux, communiquer dans le cadre de la semaine des alternatives aux pesticides et impliquer les enfants.
- présenter l’exposition sur les plantes sauvages,
- présenter les plantes sauvages vivantes : pour cela il faut que chacun récupère, dans son jardin, les plantes spontanées, une séance d’identification et d’étiquetage pourra se faire début mars. Pour mémoire, nous avons déjà fait ce type de manifestation qui avait rencontré un franc succès.
- Proposer des recettes à base de plantes sauvages.
L’implication des enfants pourrait prendre la forme d’ateliers :
- dessiner son jardin ou une plante sauvage….
- exposition de dessins d’enfants, réalisation d’une fresque…. ;
- bouturage,
- plantation d’un bulbe,
- questionnaire sur l’exposition ….
La boite à idées est ouverte. N’hésitez pas à faire part des vôtres et aussi à proposer votre aide pour assurer ces ateliers. Pour rappel la manifestation de Printemps aura lieu le 28 mars 2010.
A noter : La SABLINE participe au jury du concours des jardins fleuris de St Jean d’Illac, et la remise des prix aura lieu lors de la manifestation de printemps.
Banque de graines :
Il n’est pas encore trop tard pour récolter les graines sur vos fleurs. Nous ferons une séance d’ensachage un vendredi matin de février. Il serait bien que chacun se préoccupe de trouver une illustration des plantes proposées, pour mieux présenter les graines.
Bibliothèque :
Proposition est faite de l’ouvrir le 4°vendredi de 10h à 12h, y compris aux habitants de St Jean d’Illac, moyennant une cotisation réduite. Pour rappel, le principe de la caution annuelle pour emprunter un ouvrage est maintenu. La caution est fixée à 30 €.
Assemblée Générale :
La date a été fixée au 26 novembre à 20h. Réservez votre soirée.
Le mystère de la Terra preta, élucidé :
La terre noire ( Terra preta en brésilien) est un sol anthropogénique (c'est-à-dire d'origine humaine) d'une fertilité exceptionnelle due à des concentrations particulièrement élevées en charbon, matière organique et nutriments tels que azote (N), phosphore (P), potassium (K), et calcium (Ca) . Il contient aussi une quantité remarquable de tessons de poterie, et l'activité micro-organique y est des plus développées.
Alex nous a fait passer cet article très intéressant sur cette terre fertile inépuisable, à lire sur le site :
http://activart.com/notre-monde/terra-preta-fertilisation-stockage-co2-sols-pedogenese.php
Il pourrait être intéressant d’essayer de reproduire ce type de terreau , à base de déchets organiques, de charbon de bois réalisé à basse température et de tessons d’argile, milieu apparemment propice au développement de bactéries productrices de compost. Une expérience à tenter.
Graines de tomates Bio :
Jean Marc Huot, ‘père’ du fuchsia La Sabline, est aussi un passionné de tomates. Il nous propose des graines de sa collection. Les photos sont sur le blog : . On peut aussi les voir sur le site Jean Marc : http://fuchsiacademie.over-blog.fr/
Derniers Commentaires