biodiversité

Mercredi 29 juillet 2009
Quand la nature reprend ses droits, elle ne le fait pas à moitié.

Ceux qui connaissent la ténacité de l'amaranthe apprécieront. Petite précision: dans le commentairel'auteur parle de croisement. Il n'en est rien, pas de croisement génétique possible entre le soja et l'amaranthe qui ne sont pas d'espèces apparentées. Il s'agit plus probablement d'une modification génétique 'naturelle ' de l'amaranthe qui a décidé elle même de résister au Round Up, ou d'un transfert dungène de résistance, via les bactéries du sol.

VENDREDI 24 JUILLET 2009

… pour MONSANTO en tout cas…




Aux États-Unis, cinq mille hectares de culture de soja transgénique ont du être abandonnés par les agriculteurs et cinquante mille autres sont gravement menacés. Cette panique est due à une « mauvaise » herbe qui a décidé de s’opposer au géant Monsanto, connu pour être le plus grand prédateur de la Terre. Insolente, cette plante mutante prolifère et défie le Roundup, l’herbicide total à base de glyphosphate, auquel nulle « mauvaise herbe ne résiste ».

http://mariereveuse.over-blog.com/article-34168782.html
Par La SABLINE
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Lundi 8 juin 2009
SOS pollinisateurs : les abeilles malades de l'homme
Les risques liés aux pesticides sont connus depuis longtemps.
 
Principale agricultrice avant la lettre, voilà 60 à 80 millions d’années qu’Apis mellifera est sur Terre. L’abeille
mellifère accompagne l’aventure humaine depuis ses premiers temps. Responsable de la pollinisation
d’innombrables plantes à fleurs avec lesquelles elles témoignent d’une longue histoire coévolutive, cet
hyménoptère emblématique joue le rôle essentiel de tout pollinisateur dans le maintien de la biodiversité
génétique et dans la production des trois-quarts des nos cultures vivrières. L'autopollinisation passive par l’effet
du vent n’est pas un facteur suffisant et sans l'entremise de nombreuses espèces animales, notamment de bien
des insectes butineurs, de très nombreux végétaux ne figureraient pas dans la biodiversité. Sans les abeilles
comme auxiliaires, la plupart de nos cultures n'atteindraient pas une production satisfaisante. C’est le cas des
grandes cultures oléagineuses (colza, tournesol) et protéagineuses, des cultures maraîchères (cucurbitacées,
tomates, fraises), mais également des semences de crucifères (radis, choux, navets), d'ombellifères (carottes,
céleri, persil) et d'alliacées (oignons, poireaux). Nos arbres fruitiers ne font pas exception et les hyménoptères
pollinisent pommiers, poiriers, abricotiers ou amandiers,… Romarin, thym, lavande, moutarde sont, comme la
plupart des plantes sauvages, tributaires des abeilles. Bref, on ne peut songer à un seul repas auquel la
contribution de l’abeille ne soit associée. Aux États-Unis, 90 plantes alimentaires sont pollinisées par les
butineuses et les récoltes qui en résultent sont évaluées à 14 milliards de dollars.
 
Mais nos outrances agricoles provoquent l’effondrement quasi mondial des populations d’abeilles, avec l’effet
domino des terribles conséquences sur l'ensemble de la chaîne alimentaire. C'est une pandémie d'une ampleur
faramineuse, qui est en train de se propager de ruche en ruche sur la planète. D’abord localisée chez un
apiculteur de Floride, une désertion massive des ruches gagne ensuite la plupart des États américains, puis le
Canada et l'Europe, jusqu'à contaminer Taiwan en avril 2007. Partout, le scénario se répète, les effectifs quittent
subitement leurs ruches, d’un jour à l’autre, sans crier gare. Par milliards les abeilles disparaissent pour ne plus
revenir. Aucun prédateur n’est identifié, aucun cadavre n’est constaté à proximité et les habitats désertés ne sont
même pas squattés. La reine, étrangement abandonnée et en bonne santé apparente, n’en poursuit pas moins sa
ponte. Mais il n'y a plus assez d'ouvrières pour s'occuper du couvain. Les très rares jeunes adultes restés à la
ruche manquent d'appétit et la production de miel s’effondre. Aux États-Unis, 25 % et jusqu’à 90 % localement
des effectifs se sont ainsi volatilisés. Les dernières estimations chiffrent à plus d’un million (sur 2,4 millions de
ruches au total) le nombre de colonies qui ont disparu dans 27 états. Au Québec, 40 % des ruches sont portées
manquantes. En Allemagne, le quart des colonies a été décimé avec des pertes atteignant 80 % dans certains
élevages. Même constat déplorable en Suisse, en Italie, en Espagne, au Portugal, en Grèce, en Autriche, en
Pologne, en Angleterre. En France et depuis 1995, les apiculteurs ont d’abord connu les lourdes pertes que l’on
sait (entre 300 000 et 400 000 abeilles chaque année) avec l'apparition de nouveaux insecticides systémiques,
jusqu'à l'interdiction des pesticides incriminés, les Gaucho et Régent TS (exception faite du Cruiser, produit
d’enrobage des semences aux méfaits censément similaires), sur les champs de maïs et de tournesol. Mais
l’inquiétante hécatombe a repris de plus belle, avec des pertes allant de 15 à 95 % selon les cheptels.
 
Nos déserts agraires que sont ces horizons investis par la monoculture intensive, infectés par la chimie et vidés
d’inflorescences naturelles, nos campagnes de plus en plus bétonnées, nos jardins stupidement traités et vidés de
toute vie sauvage représentent les causes accablantes de cet écocide. Le recul des abeilles n’annonce pas que la
chute irrémédiable de la production apicole, elle bio-indique notre fin prochaine.
 
Il sera peut-être difficile de réparer la planète, mais nous pouvons au moins réparer notre jardin.
 
En France métropolitaine, on ne compte que 350 000 hectares de réserves naturelles et de parcs nationaux, mais
nous disposons de plus d’un million d’hectares de jardins, lesquels devraient être ramenés à une vie plus
sauvage. Cela ne dépend que de l’écocitoyenneté de chacun. Notre propos est d’inciter à une véritable
résurrection du jardin sauvage, dans l’objectif prioritaire de la réhabilitation des sites de butinage.
 
Notre million d’hectares de jardins français doit donc être de toute urgence restitué aux abeilles et à la vie
sauvage.
Pour nous aider à tenter le sauvetage des abeilles et pour faire la vie impossible aux marchands de produits
mortifères qui les achèvent : merci de rejoindre le groupe SOS pollinisateurs !
Vous y trouverez toutes les données et les stratégies utiles, ainsi qu'un forum de discussions.
C'est bien sûr gratuit, cela va vous prendre une minute, il suffit de vous incrire sur PLANÈTE ATTITUDE, lieu
d'échanges et de débats pour la préservation de l'environnement et des espèces : http://www.planete-attitude.fr/
Vous pourrez ensuite rejoindre le groupe SOS pollinisateurs : http://www.planete-
attitude.fr/group/sospollinisateurs

« Même l'homme de Neandertal aurait honte de ce que nous sommes devenus. »
Satprem.
« Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la Permanence d’une vie authentiquement 
humaine sur Terre. »
Hans Jonas.
 
« Si l'abeille venait à disparaître de la surface du globe, l'homme n'aurait plus que cinq années à vivre. »
Citation apocryphe attribuée à Albert Einstein
 
 
Par La SABLINE
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Lundi 16 mars 2009
Par La SABLINE
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Lundi 2 mars 2009

1 - Les semences mutantes irradiées, nouvelles Stars du Salon de l’agriculture ?

Paris, le 27 février 2009 

 

Le Salon international de l’agriculture qui ferme ses portes dimanche devrait être l’occasion de mettre en valeur les savoirs paysans et de promouvoir une agriculture respectueuse de la nature et de l’être humain. Ce n’est pourtant pas le cas. Après les OGM, les plantes modifiées par irradiation envahissent nos assiettes… Cela, sans que le consommateur en soit informé ni que des études soient menées pour écarter tout risque pour la santé et l’environnement. 

Jean-Luc Poulain, président du Salon international de l’agriculture, s’enthousiasme : « les agriculteurs ont intégré dans leur processus de production des nouvelles technologies » pour « produire aujourd’hui, nourrir demain, respecter toujours ! ». Parmi elles, entre autres, la « mutation induite » issue de la recherche nucléaire qui, après les dégâts déjà perpétrés en termes d’énergie et de conflits armés, s’attaque maintenant à la sécurité alimentaire. Ainsi, selon un document interne de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), cette technique « sûre, éprouvée et rentable » pourrait « aider à vaincre la faim dans le monde » (1). 

Mais de quoi s’agit-il ? En pratique, les scientifiques se servent d’agents mutagènes – par exemple les bombardements au cobalt, les rayons gamma ou des substances chimiques – pour « améliorer »les semences. Selon ses promoteurs, la mutation induite ne ferait qu’accélérer le processus naturel de modifications spontanées qui surviennent au sein des plantes au fil des millénaires de leur coévolution avec leur environnement, et ne créerait donc en rien des organismes génétiquement modifiés... Ni vu ni connu, ce sont aujourd’hui près de 3 000 variétés de 170 espèces différentes – riz, blé, orge, manioc, bananes, etc. – qui sont concernées par cette technique de sélection (1). Avec un retour sur investissement potentiellement énorme, de 60 milliards d’euros pour 60 millions investis par exemple pour le Japon entre 1959 et 2001(1). 

Pour Marie-Christine Gamberini, référente sur l’énergie et le nucléaire aux Amis de la Terre, « c’est bien cette violence de l’intervention sur le génome des plantes, hors du contexte naturel, qui est intolérable et irresponsable ! La mutation artificielle de l’ADN par radioactivité est une technique ancienne, mais les progrès en matière de séquençage des gènes en rendent désormais les produits brevetables et industrialisables. » L’association insiste sur l’absence totale de maîtrise des effets non intentionnels, le caractère aléatoire de la technique et l’imprévisibilité des recombinaisons génétiques, avec de possibles effets délétères sur l’humain. Pour Hélène Gassie, référente sur l’agriculture, « ce travail conjoint de l’AIEA avec la FAO pour créer des plantes mutantes œuvre à l’éternel projet de mise en coupe réglée des paysans de la planète et à l’asservissement par l’arme alimentaire. Les manipulations et l’appropriation du vivant, conçu comme une matière inerte et lucrative, n’ont plus de limites. »   

Les Amis de la Terre rappellent que tous les paysans de la planète disposent de semences adaptées à leur terroir, qui n’ont pas besoin d’engrais chimiques et qui résistent aux changements grâce à leur biodiversité intrinsèque. La priorité est de garantir à ces paysans l’accès à la terre et à l’eau et le droit de préserver et d’échanger leurs semences pour vivre dignement. C’est le seul vrai moyen d’éradiquer la faim dans le monde. Un vœu bien éloigné des considérations hégémoniques de l’AIEA soutenue par la FAO.

Contact presse : Caroline Prak – Les Amis de la Terre / Tél. : 01 48 51 18 96 – 06 86 41 53 43

 

Notes :

(1) Voir AIEA :« La science nucléaire au service de la sécurité alimentaire. L’AIEA dit que la technique de sélection des plantes peut aider à vaincre la faim dans le monde » http://www.iaea.org/NewsCenter/PressReleases/2008/prn200820_fr.pdf

Autres sources :

Inf’ogm, septembre 2005 « Des plantes mutantes dans nos assiettes » http://www.infogm.org/spip.php?article2406

GOV/INF/2008/12-GC(52)INF/10-18 septembre 2008. Contribution de la Division mixte FAO/AIEA à l’alimentation et à l’agriculture. Rapport du Directeur général http://www.iaea.org/About/Policy/GC/GC52/GC52InfDocuments/French/gc52inf-10_fr.pdf

 

 

2 -Biblio :
"Aliments irradiés. atome, malbouffe et mondialisation" (1)
Collectif Français contre l’Irradiation des Aliments
aux éditions Golias, 2008. 

 

(1) Procédé de conservation des aliments méconnu par les consommateurs
et dont l'usage ne cesse de se répandre à travers le monde de façon insidieuse. Un
outil au service de la mondialisation des échanges sous couvert de sécurité sanitaire, tel est
le discours de toutes les institutions nationales et internationales… Le livre du Collectif a
pour objectif d’informer les consommateurs des enjeux économiques, sanitaires et sociaux
qui se cachent derrière le développement de cette technologie.

Ouvrage coordonné par le Collectif français contre l’irradiation des aliments
Avec les contributions de Geneviève Azam, Jean-Pierre Berlan, Roland Desbordes,
François Dufour, Yann Fiévet, Thierry Folliard, Véronique Gallais, Wenonah Hauter,
Christian Jacquiau, Guy Kastler, Paul Lannoye, Lylian Le Goff, Catherine Le Rohellec,
Olivier Louchard, Gilles Maréchal, Yveline Nicolas, Christian Rémésy, Aurélie Trouvé,
François Veillerette.

* Les membres du Collectif Français contre l’Irradiation des Aliments Action Consommation - Adéquations - Agir Pour l’Environnement - Les Amis de la Terre
- Association Léo Lagrange pour la
Défense des Consommateurs - Association pour l’Information sur la Dénaturation des Aliments et de la Santé (AIDAS) - ATTAC
- Biocoop - Collectifs Bure-Stop - Confédération Paysanne - CRiiRAD - Ecoforum - Ekwo - Fédération Nature et Progrès - Food
and Water Watch Europe - Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures (MDRGF) - RECit (Réseau des
écoles de citoyens) - Réseau « Sortir du nucléaire ». Collectif français contre l’irradiation des aliments

Présentation de l’ouvrage :
L’irradiation des aliments est officiellement une technologie idéale au service de la sécurité
sanitaire mondiale permettant d’éliminer des pathogènes responsables de millions
d’infections d’origine alimentaire. Elle est souvent présentée comme une alternative
bienvenue à l’usage d’autres dispositifs comme les produits chimiques (devenus interdits ou
impopulaires parce que toxiques). C’est cependant - et surtout - une technologie multi
usages (conservation, décontamination, ralentissement du mûrissement, inhibition de la
germination) servant à merveille les intérêts de multinationales, répondant à des normes de
gestion du risque calibrées pour la production et la commercialisation industrielle de masse à
l’échelle mondiale. C’est ainsi un outil de domination économique stratégique.
Après la vache folle, à côté des pesticides et des OGM, l’irradiation des aliments…
Dans cet ouvrage collectif, des scientifiques, écologistes, économistes, syndicalistes et
consommateurs apportent leur regard sur l'irradiation des aliments et le contexte dans lequel
son usage se répand. C’est en réalité un instrument méconnu - mais emblématique - de la
mondialisation des échanges agro-alimentaires, sous influence pro nucléaire. C’est une
technologie en plein développement au niveau mondial, encouragée par les institutionsinternationales et certains États malgré des conséquences sanitaires,
environnementales et
socio-économiques non négligeables.
Les risques pour la santé qu’elle induit et les conséquences socio-économiques et
environnementales de sa prolifération ne sont pas anodins : perte de vitamines, risques de
perturbations génétiques et d’apparition de tumeurs cancéreuses ; conséquences pour
l’emploi et l’économie locale par la délocalisation des productions ; risques liés au
fonctionnement d’installations et au transport de matières nucléaires, aux modes de
production et de distribution industriels de masse (pollutions, changement climatique, atteinte
aux milieux naturels et à la biodiversité).
Si nos institutions – mondiales, européennes et nationales – taisent ces enjeux sous couvert
de « sécurité sanitaire » et de satisfaction de la demande des consommateurs, il revient aux
citoyens de s’informer et d’agir…

Collectif Français contre l’Irradiation des Aliments
40, rue de Malte 75 011 Paris, tel : +33(0)1 48 05 86 81
www.irradiation-aliments.org -
info@irradiation-aliments.org

Collectif français contre l’irradiation des aliments

Par La SABLINE
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