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Samedi 3 janvier 2009


Des plantes intelligentes se connectent à un réseau de conversation pour envoyer des signaux d'alerte

[Date: 2007-09-26]

Des chercheurs néerlandais ont découvert que les plantes possèdent des «systèmes de conversation» qu'elles utilisent afin de s'avertir mutuellement de dangers imminents.

Contrairement à la vison classique selon laquelle les plantes seraient des organismes passifs attendant d'être déracinés ou consommés, les scientifiques ont découvert que de nombreuses plantes passent leur temps à communiquer les unes avec les autres. Une espèce de réseau de communications interne a été identifié, permettant aux plantes d'échanger efficacement certaines informations.

Par La SABLINE
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Mercredi 24 décembre 2008
En ces périodes de froid humide il fait bon rester au coin du feu, et  rêver au jardin, en se plongeant dans les catalogues. On s'y laisse facilement emballer par la magie des couleurs, mais s'il est une qualité qui ne saute pas aux yeux, c'est bien le parfum. Et pourtant!

Quoi de plus délicieux, quand on flâne au jardin, qu’un léger parfum flottant dans l’air ici ou là, au hasard des caprices du vent! Et que dire du même parfum qui vient vous chatouiller les narines tandis que vous êtes affairés à désherber ou planter ! Tout de suite cela vous redonne de l’énergie. On se dit alors que tous ces efforts ne sont pas vains. Pourtant, quand on crée son jardin, on donne le plus souvent la priorité à la recherche d’une harmonie de formes et de couleurs qui le rende agréable à contempler en toute saison et, hormis les roses, on oublie de penser au parfum, aidés en cela par les catalogues qui ne sont guère généreux dans ce genre de description : le parfum ça ne se photographie pas !
Il est vrai que les fleurs odorantes ne sont pas toujours les plus spectaculaires. Souvent elles se font discrètes comme celles de la Violette ou de l’Alysse odorant ou encore celles des Eléagnus qui se cachent dans le feuillage mais dégagent un parfum puissant mêlé de vanille et de cannelle.

Qu’est - ce que le parfum et à quoi sert-il ?

Ces odeurs qui émanent des plantes, qu’elles soient agréables ou non, d’ailleurs, sont en fait celles des molécules chimiques constituant les essences qu’elles renferment. Elles ont pour nom, terpènes, sesquiterpènes, cétones, aldéhydes, lactones, phénols, esters, alcools, nitriles, composés sulfurés, acides, oxydes. On les appelle aussi huiles essentielles, huiles végétales, huiles aromatiques ou essences aromatiques. On peut les extraire des plantes, elles se présentent alors sous forme de liquides volatils très odorants mais en aucun cas huileux. Même si une huile essentielle peut sembler un peu huileuse au toucher, ce n’est en aucun cas une huile: une goutte d’huile essentielle véritable déposée sur un papier s’évapore rapidement sans laisser de trace. Dans la plante, ces essences sont le plus souvent sécrétées par des poils ou des glandes présents à la surface des fleurs, des feuilles ou des écorces. Beaucoup de plantes odorantes possèdent des petits réservoirs d’essences sous forme de petites capsules qui libèrent leur parfum en fonction de la température ou au toucher. Certaines essences sont inflammables comme par exemple celles de l’orange ou de la fraxinelle, d’autres renferment une bonne proportion de sucres, comme le Rhododendron ponticum.
Si le parfum des fleurs ravit nos sens, il ne faudrait pas croire qu’il ait été créé pour le plaisir de nos narines! Tout a une finalité dans la nature, et le parfum a pour rôle d’attirer les insectes pollinisateurs sur la fleur et permettre ainsi la fécondation, et donc la pérennité des espèces. Toutes les plantes ne sont pas fécondées par le même insecte et il existe des liens étroits d’attirance entre l’insecte pollinisateur et le parfum de la fleur. Le meilleur exemple connu est celui de la vanille qu’il faut féconder à la main hors de son pays d’origine d’où l’insecte est absent.

Quelles sont les plantes parfumées?

Toutes les plantes ne sont pas parfumées, loin s’en faut. En y regardant de plus près, on s’aperçoit que les plantes parfumées se retrouvent le plus souvent dans les mêmes familles botaniques., à savoir: les liliacées, labiées, rosacées, caprifoliacées, lauracées, ombellifères, rutacées et dans une moindre mesure les légumineuses et les primulacées.
On a constaté aussi que les monocotylédones renferment plus d’espèces parfumées que les dicotylédones.(14% contre 10%)
Chaque famille végétale présente des caractéristiques odorantes indéniables pouvant même servir à leur  reconnaissance. Les labiées, comme les ombellifères présentent des odeurs fortes et franches (romarin, thym, lavande, sauge, fenouil, carotte, aneth, fenugrec, persil ) . Les rutacées et les apocynacées ont des odeurs plus entêtantes (oranger, jasmin; fraxinelle). L’odeur d’ail de certaines liliacées (ail, ciboulette, poireau, oignon ) est elle aussi très caractéristique et différente de celle, soufrée, des crucifères. Il semblerait aussi que le parfum soit plus particulièrement lié à certaines couleurs de fleurs comme le blanc, le rouge ou le violacé. Les fleurs orangées ou brunes sont plus rarement parfumées, exception faite du Cosmos atrosanguineus .
Le parfum émis par les plantes n’a rien d’absolu, il est au contraire soumis à de nombreux paramètres. La même plante n’aura pas la même intensité de parfum selon le climat ou la nature du sol de l’endroit où elle est cultivée, ou encore son orientation dans le jardin. L’intensité de l’émission varie aussi selon les plantes ,et, pour une même plante selon l’heure de la journée. Ainsi, il faudra se lever très tôt pour profiter de l’odeur enivrante de la Tubéreuse. Le Jasmin officinal donne le meilleur de lui-même dans la matinée, tandis que le Chèvrefeuille s’exprime au maximum dès la tombée de la nuit pour attirer les papillons nocturnes. La température influe également sur la qualité des parfums qui sont plus intenses lors des chaudes journées d’été ou par temps orageux, mais les essences se volatilisent vite au soleil.
Dans le jardin, il faudra veiller soigneusement à la place donnée aux plantes parfumées, en effet, l’odeur suave portée depuis le fond du jardin par une légère brise, ou celle qui vous accueille au cours d’une promenade peut se révéler franchement désagréable si elle est omniprésente à la porte de la maison ou sous une fenêtre. Prenez en comparaison la différence d’odeur entre une potée de jacinthes dans la maison et un parterre de la même fleur.
Ainsi un Mimosa ou une liane exubérante comme le Chèvrefeuille ou le Jasmin dont l’odeur peut devenir intense seront avantageusement situés loin de la maison mais près d’un passage ou dans le sillage des vents dominants. Par contre les arbustes à floraison hivernale tel le Viburnum bodnantense ou le Daphné mezereum devront être situés près des lieux de passage à proximité de la maison. En été, un tapis blanc d’Alysse odorant pourra sans problème envahir les espaces libres sous ces arbustes pour perpétuer un léger parfum. Les fleurs ne devraient pas faire oublier les feuillages, certains sont très aromatiques, comme celui des Pélargoniums odorants, à la fois puissant et frais, libéré par le moindre frôlement.
Il serait long et fastidieux de faire la liste de tous les végétaux parfumés que pourraient accueillir nos jardins, aussi nous nous limiterons à citer les moins connus ou les plus intéressants, en particulier ceux à floraison hivernale.

Arbres et arbustes: Chez ces derniers, souvent la fleur en elle-même n’est pas très odorante, c’est l’abondance de la floraison qui donne le parfum. A l’intérieur d’une espèce, certaines variétés ou certains cultivars seront plus particulièrement parfumés, d’où l’intérêt de bien se renseigner avant d’adopter un spécimen. Nous n’en citerons que quelques-uns parmi les plus intéressants ou les moins connus.
Amelanchier laevis (pas le canadensis), Aesculus hippocastanum (marronnier),
Azara microphylla (février à avril), Drymis winteri pour la mi-ombre,
Magnolias soulangeana, loebneri, macrophylla, ashei,
les pommiers à fleurs: Malus hupehensis et zumi,
les Prunus : mahaleb, yedoensis, lusitanica (laurier du Portugal), padus,
les troènes (Ligustrum), les Eleagnus angustifolia, commutata, (printemps) ebbingei (automne),
les mahonias,
Camélias hybrides « Cinnamon Cindy », « Fragant Pink » et les botaniques lutchuensis, tsaï et sinensis (automne, hiver), certains Camélias sassanqua dont Maiden’s blush (fin d’été, automne )
Chèvrefeuilles arbustifs (hiver)
Hamamelis (hiver), Calycanthus, Vitex (automne), Cercidiphyllum japonicum dont les feuilles tombées sentent le caramel,
Styrax, les Sarcococcas (janvier à mars) les Syringas (lilas) dont il existe une multitude de variétés de toutes tailles et aux parfums plus ou moins puissants,
Rhododendrons luteum et fragantissimum, certaines Azalées caduques,
les Osmanthus, Chimonanthus praecox (décembre à février), Genêt d’Espagne (pas à balais)
et enfin les Viburnums avec V.bodnantense et farreri pour l’hiver et beaucoup d’autres pour le printemps, dont les hybrides de carlesii.
Lianes:
les Jasmins, officinale, mais aussi beesianum et stephanense à fleurs roses,
Akebia quinata aux fleurs pourpres, et les Lonicera (chèvrefeuille) en particulier les japonica et le periclymenum « serotina »,
Certaines Clématites :armandii, aromatica, flammula ,montana.
Vivaces et annuelles: On ne sera pas déçus avec: la julienne des jardins blanche, les phlox, les belles de nuit, le réséda ,les tabacs, l’alysse odorant, l’héliotrope du Pérou (attention à certaines variétés nouvelles moins parfumées),les giroflées, les pavots d’Islande et beaucoup d’autres dont le parfum au lieu de se répandre dans l’air, ne se révèle qu’au toucher comme les sauges ou l’agastache.


Pour en savoir plus, les ouvrages dont nous nous sommes servis:
- Les jardins parfumés: Hors série de Mon Jardin Ma Maison
- Plantes et Parfums : Publication de la Société Nationale d’Horticulture de France
- Fragrance: Catalogue de plantes et d’arbustes parfumés et catalogue de vivaces parfumées et aromatiques
- Philippe et Christine LATOUR: catalogue de plantes aromatiques et tropicales
- Un site à visiter : Le Jardin des Senteurs


Par La SABLINE
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Mardi 26 février 2008


Faut il enterrer les semences rustiques dans un bunker mausolée ?
Ou bien arrêter de détruire la biodiversité ...

lundi 25 février 2008, par Réseau Semences Paysannes

Et qui aura les clés de ce bunker (...)


Comme l’ont rêvé tous les pirates des siècles passées, les plus grandes fortunes mondiales vont enterrer en un lieu sûr le plus beau des trésors que la terre et nos ancêtres ont légué à l’humanité et à nos enfants : les semences de toutes les plantes cultivées.

Mais nous ne savons pas qui aura la clef de la porte blindée qui va les protéger.

Le 26 février 2008 aura lieu l’inauguration de « L’Arche de Noé végétale » dans un des lieux les plus reculés du monde, à Svalbard, dans le Spitzberg, en Norvège. Ce projet destiné à rassembler toutes les semences du monde dans une chambre forte est le fruit d’un accord tripartite entre le gouvernement norvégien, le « Global Crop Diversity Trust » et la « Nordic Gene Bank ». Le « Trust » — financé et soutenu notamment par la Fondation Bill et Milinda Gates, La Fondation Rockefeller, Dupont/Pioneer, Syngenta AG, la Fondation Syngenta et la Fédération Internationale des Semences, les plus importants lobbies de l’industrie des semences – financera les opérations de « l’Arche ».

Le Réseau Semences Paysannes est particulièrement préoccupée par cette initiative pour les raisons suivantes.



Alors qu’elles se lancent dans un tel projet de « conservation » des semences, les institutions et les entreprises industrielles multinationales qui financent ce projet mettent tout en place pour anéantir les ressources génétiques mondiales :

Elles imposent partout sur la planète des lois qui remettent en cause les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger et vendre les semences reproduites à la ferme. Après avoir pris gratuitement dans les champs les semences sélectionnées par les paysans, l’industrie semencière y a imprimé ses empreintes génétiques [1] destinées à marquer sa « propriété intellectuelle » protégée par des Certificats d’Obtentions Végétales ou des brevets. De plus, au nom du « libre marché », les lois interdisent peu à peu aux paysans d’échanger leurs propres semences. Elles les obligent ainsi à acheter celles de l’industrie, seules à pouvoir être inscrites dans les catalogues officiels requis pour toute vente. Dans de nombreux pays, les paysans n’ont même plus le droit de ressemer leur récolte.
–# Elles mobilisent des milliards de dollars pour financer les technologies génétiques destinées à marquer les semences avec des gènes brevetés et à les rendre stériles pour que les paysans ne puissent plus ressemer leur récolte. Le rêve fou affiché comme objectif de nombre de ces programmes est de fabriquer la totalité des plantes de demain avec des gènes synthétiques : les nouveaux pirates espèrent ainsi n’avoir même plus besoin de la clef du coffre de l’Arche de Noé, mais seulement de celle de l’ordinateur où seront stockés la totalité des séquences génétiques des graines qui y sont enfermées.

–# Elles imposent au nom de la liberté du commerce des services [2] l’abandon des politiques publiques destinées à financer les collections nationales de semences. Celles qui ne sont pas simplement jetées à la poubelle sont concentrées dans d’immenses collections internationales où les semences ne sont inventoriées que par des numéros illisibles pour les paysans qui voudraient retrouver celles qui ont été prises dans leurs champs. Elles sont aussi toutes réduites à des collections de gènes numérisées dans des ordinateurs destinés à préparer les manipulations génétiques assistées par marqueurs moléculaires.

Elles déploient des stratégies commerciales agressives afin de généraliser la culture des organismes génétiquement modifiés (OGM) et autres semences de haute-technologie de par le monde, mettant en danger la diversité des semences fermières. Par ailleurs, les OGM brevetés sont également dispersés autour des dernières collections de semences et dans tous les centres d’origine et de diversification des plantes cultivées qu’ils contaminent les uns après les autres.
Ainsi, une poignée de multinationales s’apprètent à confisquer le droit des paysans à cultiver et le droit des peuples à se nourrir. Leurs semences manipulées sont incapables de pousser sans engrais chimiques et pesticides, ni d’évoluer pour s’adapter aux changements climatiques. Seules la reproduction et la sélection des semences à la ferme par les paysans peuvent répondre à ces défis dans le respect de la santé de l’homme et des sols.

Et qui aura les clés de ce bunker arche de noë ?
Le Réseau Semences Paysannes demande, conformément aux accords internationaux sur la biodiversité [3] :

Que chaque pays de la planète reconnaisse et protège les droits des paysans de conserver, utiliser, échanger et vendre les semences reproduites à la ferme.

Que toutes les semences enfermées dans les collections soient mises à la disposition des pays et des paysans et paysannes à qui elles ont été prises, et que la priorité soit accordée à la conservation et au développement de la biodiversité dans les champs.

Que les sommes aujourd’hui consacrées aux recherches en biotechnologies végétales soient reconverties pour financer les programmes de sélection et d’évaluation participatives destinés à permettre aux paysans de continuer à contribuer à la conservation et au renouvellement de la biodiversité et à la souveraineté alimentaire de leurs communautés.


Enfermée dans une grotte, la biodiversité périra si elle ne peut en ressortir pour être cultivée. Elle ne sera sauvée que si elle est librement conservée et renouvelée dans les champs des paysans.

P.-S.

Pour plus d’informations :
Nicolas Supiot : 0 (033) 6 50 01 13 29
Guy Kastler : 0 (033) 6 03 94 57 21

________________________________

http://terresacree.org SOS-Planete, le site de l'association Terre sacrée, parce qu'on la massacre! Base vivante d'informations environnementales, d'alerte et de réflexion. L'actualité de la planète au jour le jour, enjeux écologiques planétaires, réchauffement climatique, déforestation, surpopulation mondiale, érosion de la biodiversité, derniers peuples premiers, dignité animale et humaine... Un dossier énorme sur les nouvelles menaces biotechnologiques. La planète est le bien commun de l'humanité. En prendre soin donne un sens à la Vie.

Mailing liste d'information liée : "Pour un demain plus humain". S'abonner gratuitement : http://terresacree.org/archives.htm.

Groupe de discussion : http://terresacree.org/groupe.htm

Pour nous aider dans notre action sur internet, adhérer à l'Association ou faire un don : http://terresacree.org/adhesion.htm
Par La SABLINE
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Mardi 12 février 2008


Quelle ne fut pas la stupéfaction de certains de nos amis ou adhérents lorsqu'il s'aperçurent en janvier que la pétition de Kokopelli (signée d'ailleurs par des centaines de milliers de Français) était encadrée sur son site d'accueil (celui de nos amis d'Univers-Nature) par d'immenses placards publicitaires de la société Graines Baumaux, celle-là même qui nous a traînés devant les tribunaux, qui demandait 50 000 euros pour concurrence déloyale, qui exigeait la cessation de 80 % des activités de l'Association Kokopelli et qui a réussi à nous faire condamner devant le Tribunal de Nancy à 12 000 euros de pénalités.  

Nos amis d'Univers-Nature, qui gèrent également notre site internet depuis 6 ans, avaient pensé pouvoir parer aux publicités Baumaux sur Google en bloquant l'apparition de l'url de cette société qui en a mis alors une seconde en ligne. 

Nous avons depuis enquêté sur le web et nous nous sommes aperçus qu'effectivement de très nombreux sites internet et blogs, qui communiquaient sur les luttes de Kokopelli contre la mafia semencière, voyaient leur page encerclée par les publicités de Baumaux lorsque ces sites et blogs acceptaient les publicités de Google. 

Les raisons de cet assaut massif de publicités internet émanant de Baumaux sont simples:

- d'un point de vue stratégique, l'image de marque de Baumaux a beaucoup souffert de son attaque insensée contre Kokopelli.

- d'un point de vue technique, Baumaux a du payer très cher chez Google les termes "graines bio" et "semences bio" pour être positionné en très bonne place sur les pages web, sinon bien souvent en première place! (Nous osons espérer qu'il n'ait pas acheté le nom de Kokopelli: c'est une pratique très courante sur le web d'acheter le nom de ceux auxquels on veut nuire).

Le résultat est spectaculaire: tous les sites et blogs qui acceptent les pubs Google et qui se font l'écho de la lutte de Kokopelli "attirent" les pubs de Baumaux sous forme de gros placards verts (verts comme l'écologie, bien sûr!!): de très nombreux internautes en sont tout déconcertés.

Que faire? Il n'est pas dans les prérogatives de l'Association Kokopelli de lancer un mot d'ordre généralisé de boycott à l'encontre de Baumaux, comme il nous l'a été suggéré à maintes reprises.

Des internautes avertis nous ont, par contre, informé qu'ils ne s'offusquaient point de cette agressive stratégie commerciale: au contraire, ils cliquaient sur la pub, et plutôt deux fois ou trois fois qu'une, et ils laissaient bien la page du site Baumaux s'ouvrir dans son intégralité. Coût de l'opération: 1 euro facturé au débit de la dite société. 

50 000 cliks = 50 000 euros! Cela fait cher du bio et quel bio!


Les graines bios chez Baumaux sont à l'image de la "protection de la biodiversité" chez le GNIS: beaucoup de beaux mots. Les graines bios représentent un infime pourcentage du catalogue Baumaux, ce qui veut dire d'ailleurs que tout le reste des semences commercialisées par cette société sont produites avec les plus toxiques des pratiques agricoles car l'agriculture semencière utilise d'autant plus de poudre de perlin pinpin que les semences ne sont pas consommées! De plus, ces quelques "graines bios" ne sont bien souvent que des hybrides F1 qui participent d'autant à l'érosion des ressources génétiques. 

Et à quel prix! Comment Baumaux peut-il avoir l'outrecuidance de reprocher un "enrichissement" à l'Association Kokopelli lorsque l'on analyse les prix pratiqués pour ses "graines bios":

- la tomate hybride F1 "Aspion" à 4 euros 50 les 10 semences.
- la tomate hybride F1 "Agro" à 4 euros 50 les 10 semences.
- la tomate hybride F1 "Myriade" à 6 euros 50 les 10 semences. Ce qui représente une augmentation de
650 % par rapport aux prix pratiqués pour les tomates par Kokopelli.

- la laitue "Tintin" à 4 euros 30 les 150 semences. Ce qui représente une augmentation de 870 % par rapport aux prix pratiqués pour les laitues par Kokopelli.

On se demande bien ou Tintin est allé chercher des semences bios de laitue à quasiment 30 euros le sachet d'un gramme. Au Tibet ou au Congo ou bien peut-être sur la Lune et sans doute même à pied? A quand la carotte "Milou" et le concombre "Capitaine Haddock"?

Pour ses stratégies futures, peut-être pourrions-nous conseiller à Monsieur Philippe Baumaux le recours aux boules de cristal? Pour que les beaux mots point ne se transforment en beaux maux!

Monsieur Baumaux, laissez nous vivre! L'Association Kokopelli oeuvre en co-évolution avec les forces de vie. L'esprit de Kokopelli est immortel et comme le disait le poète Béranger "vous n'aurez pas ma fleur, celle qui me pousse à l'intérieur et je.....".

Encore un grand merci à tous nos amis et amies pour le soutien incroyable de ces dernières semaines: du baume au coeur.

Dominique Guillet

 
 

 

Par La SABLINE
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Dimanche 30 décembre 2007

2 poids/2 mesures pour les fruits et légumes anciens
En matière de fruits et légumes, du point de vue de la législation, il existe 2 types de variétés : celles qui sont inscrites au catalogue officiel (1) et celles qui ne le sont pas. Sur ce principe, seules les premières...

(la suite)
Par La SABLINE
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