Une fois n’est pas coutume, je reprends ici les propos de Xavier Gerbeaud,
http://www.gerbeaud.com
Soutien aux vagabondes
Cette année, j'ai résolu de laisser pousser les vagabondes (dont Gilles Clément, fameux paysagiste, fit l'éloge il y a des années). Là où elles ont élu domicile, avec quelques autres "évadées" du
jardin : contre la murette qui sépare la maison du trottoir. Et quoi ? Serait-ce un crime de laisser un peu de nature et de couleur gagner la ville, en dehors des parcs et ronds-points savamment
aménagés ? Pourquoi apprécierait-on en vacances le charme des devants fleuris des maisons bretonnes, et ne supporterait-on pas, en ville, quelques annuelles au motif qu'elles empiètent un peu sur
le trottoir ?
Afin que nul ne soupçonne un défaut d'entretien, j'ai soigneusement désherbé (à la main, après une bonne pluie). En laissant ici, coquelicots, alysses odorantes et là, camomilles, nigelles, pavots
de Californie... Las ! Le camion de nettoyage municipal désherbera bientôt le tout au glyphosate. Et après ça, la ville serait plus "propre" ?!
Il en va des idées reçues comme des devants de porte : certaines gagneraient à être balayées...
X.Gerbeaud
Heureusement de plus en plus de municipalités ont pris conscience du problème soulevé par les désherbants et renoncent à les utiliser dans les lieux publics . Le plus difficile reste d’informer et
de persuader les citoyens du bien fondé de la démarche. Se persuader qu’un pissenlit ou une herbe folle est plus à sa place sur un trottoir que mégots de cigarettes, bouteilles en plastique,
papiers et autres détritus, dont la destination première doit être la poubelle, sans passage par la case trottoir n’est pas une mince affaire. Curieusement personne ne râle contre ces intrus comme
si leur présence dans l’environnement était chose normale, alors que les herbes folles sont accusées de faire sale. Drôle de société où la nature n’a plus sa place si elle n’est pas canalisée,
formatée, réglementée.
Lire à ce propos :
Où en est l’herbe ? Réflexion sur le jardin Planétaire, de Gilles Clément chez Actes Sud
Je rappelle que le code rural impose à chacun la responsabilité de l’entretien de son bout de trottoir, alors pourquoi délaisser ce petit bout de chez soi ? Le trottoir n’est-il pas l’entrée de
notre maison ? Pourquoi ne pas le faire à notre image ?
Je rêve de rues qui seraient aussi belles à regarder que les jardins qui se cachent derrière les murs, murs qui soit dit en passant auraient tout à gagner à être végétalisés eux aussi., et je suis
prête à parier que cela contribuerait à limiter la vitesse des véhicules et que nos concitoyens retrouveraient le plaisir d’aller à pied ou à vélo dans leur ville.
Alors c’est gagné, on s’y met tous ? On jardine nos trottoirs avec la nature ?
Dany
Bientôt les vacances, beaucoup d’entre vous s’y préparent, mais il faut aussi y préparer le jardin pour éviter le désagrément de trouver un désert carbonisé ou une jungle inextricable au
retour.
Si vous avez une personne de confiance pour prendre le relais c’est parfait, mais rare. Non pas que vos amis ne soient pas de bonne volonté, mais le constat est fait depuis longtemps que la gestion
d’un jardin est indissociable de la connaissance de ce jardin. Chaque jardin est une entité en soi et chaque jardinier a sa façon de le gérer.
La grande inconnue est évidemment la météo et la gestion de l’eau. Deux paramètres très aléatoires. Cela a déjà dû vous arriver, c’est toujours quand vous n’êtes pas là que l’arrosage automatique
se détraque ; connection qui lâche, filtre qui se bouche, panne d’électricité…….avec tous les problèmes que cela engendre.
Un jardin bien géré peut le plus souvent se passer de son manager pendant quelques jours surtout si vous avez la sagesse d’élever vos végétaux à la dure.
Regrouper, ou mieux, enterrer les potées à l’ombre et couper les feuillages trop abondants, bien arroser pendant plusieurs jours avant de pailler abondamment les massifs. Surtout ne rien
planter ou transplanter avant le départ, rabattre les arbustes défleuris qui pourront donner une seconde floraison en automne, comme les spirées, par exemple. Au potager, le plus simple est de bien
planifier les semis pour gérer au mieux l’absence.
Par contre vous pourrez semer en place, annuelles et vivaces pour l’an prochain, elles se développeront à leur rythme en fonction du temps.
Régler l’arrosage automatique à minima, car trop d’eau fait autant, voire plus de ravages que pas assez.
Enfin confier à quelqu’un de confiance la lourde tâche de veiller d’un œil discret pour pallier aux éventuels problèmes.
La SABLINE va prendre ses quartiers d’été, nous nous retrouverons donc le 10 septembre pour une nouvelle année d’échanges autour des plantes et du jardin.
Nous commencerons par une conférence de notre ami Hugues Le Cieux qui viendra nous parler du
Mertensia maritima la plante huître dont il a fait sa spécialité.
Le samedi 5 aura lieu le forum des associations à St Jean d’Illac, la SABLINE sera présente comme les années précédentes. Qui peut venir préparer un joli stand et le tenir une partie de la matinée
? les adhérents illacais sont souvent impliqués dans plusieurs associations, aussi ce serait bien que d’autres viennent nous donner un petit coup de main.
Pendant l’été il n’est pas interdit de communiquer par mail, envoyer vos photos, des idées d’articles ou de film, toute information que vous aimeriez voir figurer dans le bulletin ou sur le
blog.
Pour ceux que cela intéresse, je prévois une journée greffe fin août (ou début septembre selon la météo) prière de vous signaler.
Afin de prévoir les prochains bulletins, faîtes savoir les thèmes et sujets qui vous intéresseraient d’y trouver.
Faire partager vos découvertes, plantes, jardins, producteurs, catalogues, sites…..
Vous pouvez aussi proposer des sujets clés en mains, ce ne n’est pas interdit.
Nous pourrions peut être reprendre cette année les bonnes habitudes perdues au fil du temps ; s’organiser pour acheter ensemble chez les producteurs, plantes et semences. Souvent les achats groupés
permettent d’avoir des prix par quantité et toujours d’économiser sur les frais de port, quand ce ne sont pas des prix préférentiels au titre de l’association.
Le plus simple est de faire savoir vos intentions d’achat suffisamment longtemps avant la réunion mensuelle pour que chacun puisse s’organiser, car cette démarche prend plus de temps que le simple
fait de passer une commande seul .
Nous découvrons votre site, et cette citation dont nous sommes flattés. Pourriez-vous corriger le lien en début d'article ? (il y a une parenthèse de trop...). D'avance merci et bonne continuation !
J'ignore combien de visites nous avons, par contre je renvoie sytématiquement votre information mensuelle vers les adhérents de La SABLINE qui apprécient vos conseils