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La SABLINE: section horticole et botanique de l'ALCI: Association Loisirs et Culture Illacaise

Amateurs de plantes quelles soient sauvages ou cultivées,sur ce blog vous retrouverez toutes nos activités dans les domaines du jardinage, de la botanique et de l'écologie. Pour suivre notre actualité, inscrivez-vous à la Newsletter: formulaire dans le rectangle noir sur le côté gauche à la fin des articles .

février 2009

Publié le 15 Février 2009 par La SABLINE in la lettre du mois

Au sommaire: La tempête
                          piéger les frelons asiatiques
                          agenda des manifestations du trimestre

Une fois encore les éléments déchaînés ont malmené nos paysages. Dix ans tout juste séparent deux tempêtes destructrices et déjà on nous annonce qu’il est probable que la fréquence et la violence de ces évènements climatiques augmentent.
Faudra-t-il s’y habituer comme certains le clament ici où là? 
S’habituer à quoi ? A voir nos arbres déracinés, déchirés, abattus, couchés en travers de nos toitures et de nos routes ? A vivre plusieurs jours sans électricité, donc sans chauffage, sans congélateur, sans télé , sans … tout ce qui représente le confort moderne ?
Au delà de ces évènements visibles et dérangeants, la prise de conscience de l’influence du réchauffement climatique fait son chemin, enfin elle le devrait car je ne suis pas persuadée que tout le monde ait pris la mesure de l’ampleur du phénomène.

Pour certains une réponse s’impose : élaguer, voire couper, les grands arbres menaçants, s’équiper d’un groupe électrogène , faire enterrer les lignes électriques et téléphoniques, bâtir plus solide, …
Certes la voix de la sagesse impose de prendre des mesures individuelles pour éviter, tous les désagréments qu’entraînent les éléments déchaînés, mais ne serait-il pas  temps de se poser les bonnes questions, remettre en cause nos modes de vie, exiger les vraies mesures de réduction des émissions de gaz à effet de serre ?

La planète est malade des activités humaines qui épuisent les sols, pillent les ressources, détruisent les écosystèmes, détruisent les forêts, détruisent jusqu’à l’air que nous respirons et contribuent au réchauffement inéluctable du climat.

Dans cette tourmente, nos pays occidentaux font figure de privilégiés avec une tempête majeure tous les dix ans, et quelques inondations historiques ici ou là, mais nous ne sommes pas seuls sur ce bateau ivre !
Tous les clignotants sont au rouge, partout sur la planète, les glaciers fondent, des territoires entiers s’embrasent, ici des inondations gigantesques , là des sécheresses inhabituelles et durables affectent des millions de personnes, les privant des biens indispensables à la vie : la nourriture et l’eau potable .

Depuis des décennies, les GIECS tirent la sonnette d’alarme, sans grand succès, aucun des lanceurs d’alerte qui ont mis en garde en garde contre la catastrophe annoncée depuis plus de 30 ans n’ont été écoutés et encore moins pris au sérieux. La réponse de nos gouvernements irresponsables se limite à des conférences, palabres inutiles conduisant à un marché du CO2, à la relance du nucléaire, à une relance de l’économie par les autoroutes, et l’automobile  mue par des agrocarburants. Ce serait risible si ce n’était pas dramatique.
Jacques Chirac disait «  La maison brûle et nous regardons ailleurs » depuis la maison sera bientôt détruite.
Chacun de nous peut faire un geste pour la planète, comme les campagnes de Greenpeace le demandent, mais cela ne suffira pas. Dans leur livre « C'EST MAINTENANT !» Jean-Marc JANCOVICI et Alain GRANDJEAN  estiment qu’il nous reste 3 ans pour sauver le monde.
Il serait temps de faire comprendre à tous nos dirigeants que l’heure n’est plus aux pansements, il faut des  mesures volontaristes de changement des politiques économiques, pour sauver ce qui peut l’être encore.
La balle est dans notre camp, il faut en être conscients.
                                                                Dany




Retour dans nos jardins, pour ceux qui ont des branchages au sol, l’occasion est  donnée d’en faire du paillage ou mieux, du  BRF, la période est idéale. Et franchement une telle richesse mérite mieux que la déchetterie municipale. 

Nous arrivons à la mi-février, la nature se réveille, les premiers crocus étalent leurs taches de couleur , les mésanges s’appellent au sommet des arbres, le printemps frappe à la porte. Pas de précipitation, l’hiver n’est pas terminé. Seule ombre au tableau , nos sols gorgés d’eau interdisent tout travail du sol et donc toute plantation. profitons-en pour faire le ménage dans les cabanes de jardin, dans les produits de traitement, dans les sachets de graines, en principe les dates limites de germination sont fiables, mais rien ne vous empêche de les tester dans un coin de jardin.

Les insectes aussi se réveillent, et parmi eux le redoutable frelon asiatique. Si vous apercevez un de leurs nid dans les arbres, pas de panique, ce nid est vide et ne sera pas réoccupé. Par contre, les femelles qui ont hiberné dans des abris vont sortir et entreprendre de reconstruire leur nid. C’est le moment de les piéger , et ce, jusqu’à mi-mai afin d’éviter la propagation de ce redoutable prédateur de nos abeilles.
Après il sera trop tard.
C’est une action de salubrité publique.

 Piège simple proposé : constitué par une bouteille en plastique vide, la couper en deux, replacer à l'envers la partie avec le trou du bouchon dans l'autre. Remplir avec un peu de bière brune et un peu de sirop. On peut fabriquer 3 pièges avec une canette de bière brune.
Attention, ce type de piège capture n’importe quel insecte, or ils sont peu nombreux en début de saison et les piéger à ce stade va entraîner des destructions préjudiciables aux différentes espèces. Élimer en ce moment des insectes "innocents" n'est pas négligeable car ces piégeages incontrôlés sont, à cette période de sortie de l'hivernage, drastiques pour les espèces autres que les Vespa velutina, d’où ces ménagements proposés par un professeur de biologie. Le piège ainsi amélioré est sélectif. Il est relativement simple à mettre en œuvre et vise à respecter la biodiversité environnante.
 
- Garder le bouchon de la bouteille et le percer de 3 trous de 7 mm de
diamètre. (pas évident à réaliser, mais évite de piéger le frelon de chez nous qui est plus gros.)
- Percer des trous de 5,5 mm sur les cotés de la bouteille au-dessus du niveau du liquide, après avoir
mis une bande d'adhésif sombre
- Ces trous plus petits permettront aux petits insectes de s’échapper. Bien polir tous les trous pour ne pas blesser les insectes.
Au jardin : En attendant des jours meilleurs, il est temps de penser aux semis, fleurs de printemps, légumes, plantes vivaces , bulbes, dans une pièce pas trop chauffée et bien éclairée pour les plus fragiles, à l’extérieur pour les autres sachant qu’un passage au froid est souvent nécessaire pour lever la dormance des graines . Pour les semis au chaud, épandre quelques menus morceaux de charbon de bois permet d’éviter la fonte des semis, qui survient si l’humidité et la chaleur sont trop importantes.
Dès que les conditions le permettront vous pourrez semer quelques annuelles sauvages, type coquelicot, pavot, pied d’alouette, nigelle ..directement en place, pour attirer les butineuses.
Dans les serres, qu’elles soient chauffées ou non, il faut faire un peu de ménage, certaines plantes ont sans doute subit des dégâts au cours de l’hiver. Il est rare de pouvoir les sauver toutes.
Penser à aérer dès que le soleil chauffe, ne pas trop arroser encore, rabattre si nécessaire avant la sortie définitive, rempoter et bouturer. Pas de quoi chômer.
A l’extérieur, pas de précipitation ; on peut commencer à nettoyer les massifs, en commençant par les plantes qui ne risquent pas le gel, celles qui commencent à démarrer et qui doivent s’endurcir avant l’arrivée des premiers soleils. 

Retirer tout ce qui pourrait provoquer la pourriture des jeunes pousses, plus facile à dire qu’à faire, question d’habitude.
Pour ceux que cela tenterait le temps des greffes arrive. Si ce n’est déjà fait, vite prélever des greffons et les stocker dans le bas d’un réfrigérateur pendant quelques jours pour stopper le mise en végétation.
On peut greffer toutes sortes d’arbres et d’arbustes, pas seulement les fruitiers. Cela permet de multiplier les variétés sans toucher à l’agencement du jardin ni aux plantations, par exemple, sur des semis spontanés de troènes il est intéressant de greffer du lilas.
A cette époque de l’année on greffe plutôt en fente ou en couronne.
Les plantes du mois : y penser pour l’hiver prochain.
Les fleurs d’hiver ne sont pas légion aussi est-il utile de les signaler. En ce moment, pour le plus grand bonheur des abeilles, fleurissent :
- les Bruyères Erica darleyensis dans tous les tons de rose , du plus clair au plus foncé, de rouge, de blanc
-  un chèvrefeuille arbustif très parfumé : Lonicera tatarica
- les sarcoccoca, aux fleurs insignifiantes mais au parfum puissant
- les héllébores : héllébore niger , blanc pur mais aussi et surtout les héllébores orientalis dont la palette va du blanc au violet presque noir et qui se ressèment si bien.
- Les camélias et aussi le laurier tin Viburnum Tinus et le Mimosa.
Qui a dit que le jardin est triste en hiver ?
Section Fuchsia : Nouvelles de la SORAF
Le week end dernier j’ai participé à l’AG de la SORAF à l’arboretum de Chèvreloup, qui cultive les fuchsias botaniques rapportés par nos botanistes. Serre splendide avec des plantes en pleine santé, beaucoup de fuchsia arbustifs , exubérants dépassant largement le 1m50 de haut et autant de large pour certains. Ici la taille est devenue indispensable et c’est tant mieux pour faire des boutures.
L’association a engagé une réflexion sur sa communication à la fois vers les adhérents et le grand public. Des Cd devraient être réalisés sur différents thèmes .En ce qui concerne les bulletins, deux par an pour le moment, il serait souhaitable que les adhérents participent un peu plus, en faisant part de leurs expériences, heureuses ou malheureuses, et de leurs souhaits quant aux articles.
Les prochaines portes ouvertes auront lieu en Juin pour le congrès Eurofuchsia nous pourrions envisager une petite visite, qu’en dites –vous ?
La SORAF sera présente le 22 mars pour notre manifestation de Printemps, nous auront le plaisir d’accueillir , entre autres, Jean Pierre Quillot qui se fait une joie de nous retrouver. Il faudra prévoir quelques hébergements ; Qui peut en proposer ?
Botanique : je prévois une sortie bulbes et plantes sauvages en entre deux mers, début Avril .




Agenda des manifestations :

De nombreuses invitations me sont parvenues, tout un chacun peut y participer à sa guise, mais l’idéal serait tout de même de le faire sous la bannière de La SABLINE, ensemble et d’en profiter pour présenter l’association.
5 avril : Vertheuil Thème : Les belles médocaines
18 et 19 avril : Printemps du Bourgailh à Pessac
19 avril : possible bourse aux plantes à La Sauve majeure (à confirmer)
25 avril : Broc’art  à Toctoucau, ce sera la 3° édition.
26 avril : Cestas
 1,2 et 3 mai : salon du jardin à La Teste
10 mai : Biganos
 à venir également :
en avril : fête des plantes à Gauriac ?
en mai. La fête du sambuscus à Saucats
    la fête de la rose à Blaye ?

Merci de signaler les dates dont vous auriez connaissance .



Au plan national :
 - Saint Jean de Beauregard  ( Essonne)  Printemps :3, 4 et 5 avril
                        Automne : 25,26 et 27 septembre.
Pour ceux qui seraient intéressés de s’y rendre, en général je reçois quelques invitations gratuites ou à tarif réduit.
- Floralies de Nantes : du 8 au 19 Mai.
La SORAF sera présente sur ces deux manifestations.
A voir si nous pouvons organiser une visite à Nantes, mais il faut se décider vite pour trouver de l’hébergement .

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