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La SABLINE: section horticole et botanique de l'ALCI: Association Loisirs et Culture Illacaise

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Les moustiques seront bientôt de retour. Mieux les connaître pour mieux s’en protéger.

Publié le 19 Mars 2021 par La SABLINE in moustiques, Biodiversité

Depuis quelques années, les pouvoirs publics procèdent à des épandages d'insecticides dans le but d'e lutter contre les invasions de moustiques. Le moins qu' l'on puisse dire, c'est que cela ne semble pas très efficace, car les moustiques sont toujours présents , progressent même. Donc empoisonner l'environnement n'est pas la solution.

On parle de moustiques en général, mais en fait nous sommes assaillis différemment par plusieurs espèces, deux en particulier, les anophèles et les aedes (tigres), aux mœurs bien spécifiques.

Anophèles : Leurs ailes sont tachetées et leur corps au repos a son abdomen relevé. 

Si on se penche sur la signification de leur nom, il faut admettre que ça n'est pas brillant puis qu'anophèle  veut dire « inutile ».   464 espèces forment cette famille, dont 68 transmettent le paludisme.

Etant donné les dégâts sanitaires dont ils sont  coupables, les scientifiques suggèrent de nouvelles pistes de réflexion. À savoir une meilleure connaissance du moustique auprès des populations et une meilleure étude biologique de l'insecte en lui-même. Car comme ses congénères moustiques, il développe une meilleure résistance aux insecticides, il faut donc repenser l'offensive.

Ils sont fréquents dans les marais ( paluds) et lieux humides.

Ils se dispersent d'environ quelques kilomètres, ( 15 environ) de leur lieu de naissance et sont assez actifs à l'aube comme au crépuscule. En extérieur, ils attaquent en début de la nuit et en moindre degré en intérieur.

La reproduction se fait 24 à 48h après l'émergence de l'adulte. Les femelles Anophèles ne s'accouplent qu'une fois dans leur vie et conservent les spermatozoïdes dans une spermathèque. Elles pondent de 50 à 200 œufs, déposés sur l'eau, ils éclosent sous 2 à 3 semaines en milieu tempéré. Le stade larvaire  dure entre 7 jours et 5 semaines. Afin de respirer les larves doivent se tenir parallèles à la surface de l'eau, ce qui est caractéristique de cette famille. La couleur des larves s'adapte à la couleur de l'eau où ils gitent. Leur nymphe ressemble à une virgule lorsqu'on la regarde de profil.

Le stade adulte dure une semaine pour les mâles et jusqu’à 2 mois pour les femelles.

Le tigre : Aedes albopictus tire son nom de moustique tigre  en raison des rayures qu'il a sur ses pattes. Par ailleurs, il arbore une ligne blanche tout le long de son thorax noir. Sa taille varie considérablement d'un individu à l'autre, allant de 2mm de long à 8 mm.

Arrivé depuis quelques années en Europe, il est en passe de conquérir le monde entier.

Comment l'insecte s'y est-il pris pour conquérir le monde ? Grâce à nos vieux pneus dont il utilise l'eau stagnante pour y déposer ses œufs, qui par ce procédé voyagent de pays en pays.  Des scientifiques avancent l'hypothèse que ce moustique serait attiré par une odeur dégagée par des pneus usagés et avancent l’hypothèse qu’il aura envahi tout l’hexagone en 2030.

Il vole plus lentement que les autres, monte rarement dans les étages des habitations, leur préférant largement les rez-de-chaussée. Il n'a pas non plus une âme d'aventurier paradoxalement au fait qu'il colonise le monde petit à petit, car on remarque qu'il s'éloigne rarement de plus de 100 mètres de son gîte de ponte.  A l'état naturel, Aedes Albopictus pond dans des creux d'arbres toutefois il s'est acclimaté à d'autres supports pour pondre, décuplant ainsi son aptitude à progresser au niveau mondial.

Le moustique tigre est très agressif, il pique en journée et plus particulièrement à l'aube et au crépuscule. Et mauvaise nouvelle pour nous, il semblerait que notre sang soit le met d'excellence de ce moustique

Le moustique tigre est un moustique urbain, commensal et résistant (diapause° et dessiccation).  Il a su s’adapter aussi bien à des conditions climatiques que des milieux  différents (zones urbaines).

Sa femelle pond à la limite des eaux stagnantes ainsi que dans des flaques d'eau formées après de grosses pluies. Attention l'œuf résiste à la dessiccation et a la capacité de survivre en absence d'eau durant plusieurs jours, éclosant lorsque l'eau réapparait.

Les endroits susceptibles d'être retenus pour pondre sont  généralement des sites crées par l'Homme comme les vases, pots, jardinières, seaux, boites de conserve, gouttières, citernes, fûts, pneus, les réceptacles divers d'eaux pluviales ou domestiques qui restent découverts et tous types de récipients laissés à l'abandon en fer ou plastique. Ces objets se trouvant fréquemment chez des particuliers, il est compliqué non seulement d'en faire le décompte mais aussi de les supprimer. Il est donc demandé à chacun de faire le point chez soi en observant dans son jardin, sa cour si de tels objets sont présents et de les supprimer.

°diapause : capacité pour les femelles d’hiverner pour ne pondre qu’au printemps suivant et mourir ensuite.

Afin de pondre, une température de 25 à 30 °C est attendue. Une femelle pond 74 œufs tous les 3 à 4 jours qui engendreront des adultes en une petite semaine seulement!

Par une température de 25°C, une femelle vit 29 jours, à 30°C, elle vit 32 jours, cependant, en moyenne un moustique tigre vit entre deux à six semaines.

Malgré les traitements insecticides, on ne peut que constater une progression du moustique tigre. Le corps scientifique est interpellé par cette réalité et redouble d'efforts afin de trouver une solution pour limiter cette espèce.

Les moyens de lutte et de protection.

Depuis quelques années des épandages et pulvérisations de larvicides et d’insecticides  ont été effectués, sans grand succès comme on le constate, car trop aléatoires aussi bien au regard du stade de développement des insectes que de la diversité de leurs lieux de reproduction, et de leur à ces produits qui par ailleurs ne sont pas si anodin qu’on nous le dit pour les autres espèces non cibles. Aussi il est urgent d’envisager une lutte plus sélective. Des pièges ont été posés dans divers aéroports, qui montrent une certaine efficacité. Ces pièges sont conçus sur le même mode opératoire que pour le frelon asiatique : un bouteille d’eau coupée en deux, dans ce cas le mélange attractif est de l’eau sucrée que l’on saupoudre de levure de boulanger ( sans mélanger). La mixture dégage du CO2 , gaz qui attire les moustiques, toutes espèces confondues. Pour plus d’efficacité, la bouteille est entourée d’un film noir.

Une autre stratégie consiste à conserver des lieux de ponte et les surveiller. Vider tous les contenants potentiels est quasi impossible dans un jardin et contre-productif, les femelles trouveront toujours un lieu pour pondre, car c’est leur finalité. Alors autant les avoir à l’œil. Les larves mettant plusieurs jours à se métamorphoser en adulte, il suffit d’inspecter ces lieux de ponte et de les vider quand les larves apparaissent.

Ne pas oublier que les poissons rouges sont friands de larves, alors si on peut en accueillir quelques-uns (ou des gambusies), c’est aussi très efficace.

 Quoiqu’il en soit les deux méthodes : piège et surveillance doivent permettre de contrôler efficacement ces indésirables. Cela n’exclut pas pour autant les mesures individuelles de protection, crèmes, lotions répulsives,  vêtements clairs ( les moustiques sont attirés par le noir) pour éviter de vous faire piquer.

Pour aller plus loin :https://moustiques.fr/index.htm

Fabriquer un piège à moustiques :

https://www.youtube.com/watch?v=MTGfi3KlAvQ

 

 

 

 

 

 

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