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La SABLINE: section horticole et botanique de l'ALCI: Association Loisirs et Culture Illacaise

Amateurs de plantes quelles soient sauvages ou cultivées,sur ce blog vous retrouverez toutes nos activités dans les domaines du jardinage, de la botanique et de l'écologie. Pour suivre notre actualité, inscrivez-vous à la Newsletter: formulaire dans le rectangle noir sur le côté gauche à la fin des articles .

La lettre d'octobre

Publié le 7 Novembre 2017 par La SABLINE in la lettre du mois, infos pratiques, pratiques de jardinage, déchets verts

 Cette fois l’automne est là, on peut dire qu’il a pris son temps avec des températures record en octobre, dignes du meilleur mois de juillet, et toujours peu de pluies . Les floraisons en ont souffert,  les travaux de saison aussi. A présent le premier coup de gelée est passé sans  faire trop de mal, j’aurais aimé qu’il attende encore une semaine pour ma récolte de haricots, mais non.  Petite consolation ils apporteront de la matière organique et de l’azote à ce sol gourmand. Le dahlia impérial, fidèle à sa tradition montre quelques boutons à fleurs sur le seul pied qui a subi la gelée. Les autres, rien. C’est franchement énervant. En plus il est beaucoup trop grand pour que je puisse le rentrer dans la véranda comme je l’avais fait une fois. De toute façon il a si bien tété qu’il ne bougera plus de là où il est ! Il faudra donc le protéger cet hiver , et je verrai ce qu’il en est au réveil du Printemps. J’avais fait plusieurs boutures en cours d’année, ce n’est pas dramatique si je le perds. A propos de ces boutures, elles m’ont beaucoup surprise. Certaines faites en octobre ont mis des mois à montrer la première feuille au printemps, dans la serre. D’autres ont pris tout de suite au cours de l’été.

Après le passage du gel d’Avril, aucun arbre fruitier n’a gardé ses fruits, sauf un, un seul, le Feijoa qui n’a jamais rien donné depuis 20 ans qu’il est planté, alors qu’il fleurit abondamment ! C’est à y perdre son latin !

Les chênes ont subi la gelée  comme les autres plantes. Là  j’étais déjà ravie en me disant qu’encore cette année ils n’auraient pas de glands, et que j’aurais tout mon temps pour finir d’arracher les centaines de plants en surnombre dans ma forêt.  Mais que nenni ! Ils  se sont bien vengés de la peur de mourir en produisant des glands comme jamais, le chêne est un grand stratège, je vous explique.

En automne les glands tombent, tout d’un coup dans un beau vacarme ressemblant à une grosse pluie d’orage,  rebondissant sur les surfaces dures, histoire d’envoyer des émissaires partout, y compris sous les abris de jardin , loin de la maison mère. En quelques jours le sol est jonché, il faut les ramasser, d’une part parce que ça glisse quand on marche dessus, d’autre part parce qu’ils germent très facilement, certains ont déjà le train d’atterrissage sorti avant d’arriver, et les arracher ensuite est un travail de bagnard. Une pousse aérienne de quelques centimètres possède en fait une racine de 20 cm ou plus.  Donc vous attendez  qu’ils aient fini de tomber pour vous atteler à la tâche, histoire de rationaliser le travail. De plus il faut faire vite avant la chute des feuilles qui complique tout. C’est là que le chêne vous attend avec ses stratégies bien rodées.  Après des heures à 4 pattes ou plié en deux, vous pensez en avoir fini, c’est alors que le chêne  secoue ses branches et vous balance une nouvelle fournée, éventuellement sur votre dos, d’ailleurs, au cas où vous n’auriez rien remarqué, et cela se répète plusieurs jours de suite, jusqu’à épuisement total des stocks !

Enfin après plusieurs jours d’efforts, vous avez fait place nette, ouf, pas de pousse de chênes au printemps ! Erreur funeste. C’est là que le chêne vous attend une fois de plus. Tout gland oublié ou tombé après coup germera à coup sûr. Il a toute la place pour lui, alors que si plusieurs au même endroit, aucun ne germe, à force sans doute de se faire  des politesses. ‘ Mais je vous en prie cher collègue, germez le premier !’ Par contre s’il ne reste vraiment aucun jeune gland, ne vous croyez pas sauvé  pour autant. Il en reste toujours un vieux, moche, tout noir qui a l’air mort, planqué sous les feuilles ou dans une touffe de vivace  qui attendait là depuis plusieurs années sans doute que la chance lui soit offerte de perpétuer son espèce. Ça doit être pour cela que chêne est surnommé le roi de la forêt, celui qui impose sa loi et sera le dernier à disparaître.

A part ça, c’est bien beau de ramasser tout, mais ça fait du monde, que faire avec ? Je n’ai pas de cochon à nourrir et de toute façon on ne nourrit plus les cochons à la glandée mais au soja OGM  grâce à Monsanto !.

Les porter en déchetterie ?  J’ai trouvé mieux, une fois passés par le broyeur, ils ont perdu toute envie de germer, et feront un excellent terreau en quelques semaine de compostage avec des feuilles broyées elles aussi et des tontes de gazon .Par contre il ne faut pas traîner sinon ils germent tous dans les sacs pour tenter d’en sortir, et là je ne vous raconte pas la galère que c’est pour s’en débarrasser. Ne pas les mettre non plus  sur le tas de compost à moins de vouloir en faire une pépinière.

Une chose est sure, si j’avais à refaire un jardin, je n’irais pas planter sous les chênes, malgré les belles images que nous offrent les revues de jardinage, de sous-bois fleuris. Vu mon expérience, je me demande si ce ne sont pas des photos montage.

Voilà les joies de journées bien remplies, heureusement il a fait beau, mais en même temps le reste du jardin en souffre. Pas le temps de faire les boutures d’arbustes, sachant qu’en plus il a fallu rentrer les plantes fragiles dans les serres. La météo a vraiment décidé de m’en faire voir de toutes les couleurs cette année. Rien ne roule dans le bon sens. Il a fallu rentrer d’urgence les fuchsias en pleine floraison, après des mois d’attente. Ces frileux- là n’aiment pas non plus les grandes chaleurs, pas simples à gérer !.  Maintenant il va falloir mettre les bouchées doubles pour rempoter les plantes en pot de la pépinière qui menacent de prendre racine sur place, planter les derniers bulbes de printemps,  bouturer les fuchsias, les sauges et autres vivaces fragiles, c’est la meilleure période. Ces boutures -là seront déjà bien développées une fois le printemps venu, sans avoir poussé trop vite.

Les plantations peuvent encore attendre qu’il ait plu un peu plus, par contre il est utile de préparer le sol dès maintenant pour que la pluie pénètre en profondeur. De même, il est bien utile aussi de travailler les sols compactés par top de racines qui finissent par empêcher l’eau de pénétrer et à terme faire mourir les plantes pas encore bien installées.

C’est toute la difficulté de rajouter des plantes dans un massif déjà anciennement aménagé ; Il vaut mieux tout planter en même temps quand on le peut.

Il est encore trop tôt pour songer aux élagages importants, par contre il est tout à fait possible de rajeunir les arbustes. Allez- y doucement pour ceux qui fleuriront au printemps, sinon pas de fleur.

En matière d’élagage, vous avez sans doute vu, comme moi, ces chênes mutilés au printemps par des sauvages, entrain de mourir, ils n’ont pas survécu à la canicule de cet été, par manque de feuilles pour assurer leur photosynthèse, qui est leur force vitale.. Faites donc confiance à de vrais professionnels ou gardez vos arbres intacts en attendant que la justice vous condamne à les couper pour faire plaisir à un voisin grincheux venu mettre sa piscine en dessous, comme cela arrive à notre amie Jacqueline. C’est scandaleux qu’il n’y  ait pas une clause d’antériorité protégeant les premiers arrivés sur un territoire, alors que les nouveaux venus qui ne supportent pas la vie de la campagne et portent plainte, ont toujours gain de cause, en vertu de lois qui n’ont pas prévu la parcellisation des terres à laquelle nous sommes confrontés ces dernières années.

Pour rester dans le domaine des arbres, il est possible que des champignons fassent une nouvelle pousse en arrière- saison. C’était le thème de notre réunion de septembre agrémenté d’une belle diversité d’espèces fraîchement cueillies, par Martine  Je vous joins donc le dossier, pour vous aider à mieux les reconnaître.

Section botanique :

Nous sommes allées visiter l’arboretum de St Jean d’Illac. Dénomination bien pompeuse pour caractériser des alignements monospécifiques de 5 espèces très communes, sans oublier évidemment une plantation de pins, tous bien alignés derrière leur piquet faisant penser à un mémorial de Verdun.. De plus nous avons été surprises d’y voir deux lignes d’eucalyptus, en zone majeure de PPRIF, sachant que ces arbres dégagent des essences inflammables par forte chaleur et. sont de vraies allumettes. Par ailleurs notre maire voudrait obliger les riverains à débroussailler la forêt sur 100m à partir des clôtures !

Où est la logique?

Activités :

 

Notre bourse des plantes de septembre ne nous a pas amené beaucoup de visiteurs, mais ceux qui se sont déplacés étaient des gens intéressés et intéressants. Il faudra encore quelques éditions pour que  cette animation entre dans les habitude des illacais.

 

Depuis le temps que je vous en parle, nous pourrions aller voir  la forêt de cyprès  chauves dans le parc du Graoux à Belin Beliet courant novembre. Date à définir ensemble qui vous sera communiquée par mail.

 

Pour la botanique, nous consacrerons ces journées hivernales à l’étude des feuilles : morphologie et rôle pour la plante et bien sûr des sorties sur le terrain quand le temps le permettra. Retour vers la collection de houx au Bourgailh prévu. .

 

 La section bouquet se réunira le 17 novembre et le 22 décembre.

 

La date de notre AG annuelle est fixée au jeudi 14 décembre. Date à retenir pour cette soirée conviviale.

 

N’oubliez pas la réunion de jeudi 9 novembre. C’est l’occasion d’apporter des boutures de vos arbustes préférés. également  des éclats de touffes et vos graines récoltées cet été.

Attention : ne divisez pas vos touffes de graminées, c’est trop tard, elles auraient toutes les chances de ne pas reprendre, car elles sont en fin de cycle végétatif..

Nous tâcherons de prévoir un thème pour la manifestation de printemps. Toutes les bonnes idées sont bienvenues. 

 

Lors de précédentes réunions, nous avions envisagé d’acquérir un broyeur de végétaux à l’usage des adhérents. Réflexion faite il s’avère que c’est un gros investissement et une gestion difficile. De plus, de nombreux sites particuliers et professionnels proposent des locations pour un coût modique. Aussi il nous est apparu plus sage d’adopter cette solution, quitte à faire une location à plusieurs le temps d’un Week End, pour celles et ceux qui ont peu de branchages à broyer. Ce pourrait être aussi l'occasion de se retrouver autour d’un sympathique pique nique.

 

Nous avons aussi décidé de mettre en vente nos trois barnum de 3mx6. Parlez-en autour de vous.

 

En ce qui me concerne je vends une tronçonneuse thermique Skill en parfait état. Toutes sécurités. Longueur de lame : 50 cm, dont je n’ai plus l’utilité. .

 

 

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